La traversée

Ma vie va et viens au gré de mes soupires
J’ai égaré mon âme au bord de la traversée
Virage après virage je cherche à la retrouver
Mais elle reste cachée malgré mes sourires
D’une rive à l’autre mes larmes ruissellent
Mon corps meurtri  ne cesse de saigner
Mon ventre démuni a perdu ses ailes
Le temps bouleversé semble s’arrêter
Me voilà déracinée de tous mes rêves
Envolée ma douce et insouciante gaité
La réalité ne m’accorde aucune trêve
Ma peau tremble d’être condamnée
Ses yeux m’éblouissant de venin
Paraissent ne plus jamais me quitter.

Éléonore Vivas